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Israël veut culpabiliser la Suisse

lundi 4 mai 2009, par Samir

Israël reproche au président de la Suisse d’avoir rencontré le président iranien Mahmoud Ahmadinejad en marge de la conférence Durban II.

Israel se fâche contre la Suisse.

L’Etat sioniste d’Israël, dans son vaste plan de diabolisation de l’Iran, vient de manifester ses reproches à la Suisse, une classique culpabilisation en abusant, pour la énième fois, de référents au national-socialisme. Motif de cette fâcherie feinte : le président helvétique Hans-Rudolf a rencontré son homologue iranien en marge de la conférence sur le racisme. Le torchon brûle encore entre la Suisse et Israël. Ilan Elgar, l’ambassadeur d’Israël à Berne, compare, dans un entretien publié hier, la rencontre entre le président helvétique Hans-Rudolf Merz avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad avec la politique d’apaisement pratiquée à l’égard d’Hitler. « Comme dans les années 1930, avec la politique d’apaisement qui sacrifia la Tchécoslovaquie au nom de la paix, il n’est aujourd’hui pas possible de modérer un gouvernement dangereux avec des concessions », a déclaré l’ambassadeur israélien dans une interview à NZZ am Sonntag. La vive réaction israélienne qui a suivi la rencontre entre les deux présidents est aussi due au fait qu’elle a eu lieu la veille de la journée de commémoration annuelle de l’Holocauste. « Ce qui a été dit au président iranien ne joue aucun rôle.

La rencontre à un tel niveau et les images qui ont été prises étaient pour nous de mauvais signaux », souligne Ilan Elgar. Pour ce dernier, l’entourage de Mahmoud Ahmadinejad a dû se tordre de rire en prenant connaissance des critiques faites à la Suisse. L’ambassadeur relève qu’à l’exception de la ministre suisse des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, puis de Hans-Rudolf Merz, aucun autre dirigeant occidental de haut rang n’a rencontré Mahmoud Ahmadinejad. Selon Ilan Elgar, les relations entre Israël et la Suisse n’ont malheureusement jamais été aussi mauvaises qu’actuellement. Avant le cas helvétique, Israël n’avait qu’une seule fois rappelé un ambassadeur installé dans un pays européen. C’était en 1986, lorsque Kurt Waldheim fut élu à la présidence autrichienne malgré un passé d’officier dans l’armée nazie. Hans-Rudolf Merz a rencontré Mahmoud Ahmadinejad le 19 avril à Genève, en marge de la conférence de l’ONU sur le racisme. Le Département fédéral des affaires étrangères a rappelé que l’entretien s’inscrivait aussi en rapport avec le mandat de protection des intérêts des Etats-Unis exercé par la Suisse en Iran.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant