C’est la personnalité la plus influente au Maroc mais aussi la plus discrète. De toute évidence, personne en dehors du roi et de quelques rares privilégiés de la famille régnante, ne la connait, ne l’a entendue parler, ne l’a rencontrée, n’a vu son portrait, n’a frôlé sa djellaba. Pourtant, son poids et son ascendant sur les monarques marocains est indéniable depuis que Mohamed le cinquième s’est promu de sultan à roi.
Depuis plus de soixante ans, les rois qui se sont succédé sur le trône à Rabat ont exigé d’être glorifiés en langue arabe par l’invocation de cette personnalité. L’étonnant dans l’histoire c’est que personne n’a cherché à percer le mystère qui entoure celle-ci, ni à l’identifier. Pourtant les correspondants de presse marocains, les animateurs radio et télé, les notabilités civiles et militaires du makhzen, les chefferies de partis politiques et même les membres de la plèbe qui veulent se faire mousser ne cessent de signaler inconsciemment son existence à chaque fois qu’ils parlent du roi. Les rois donnent la ferme impression qu’ils tirent leur légitimité de l’intimité avec cette personnalité et ils tiennent absolument à affirmer cette proximité en toute occasion. Cherchent-ils ainsi à bénéficier de sa bienveillance, de son soutien ? Nul ne sait.
Après moult recherches et une débauche d’énergie, j’ai réussi à lever microscopiquement le voile d’immatérialité dont se couvre cette personnalité. En faisant appel à d’éminents linguistes et à des traducteurs de renommée mondiale (auxquels j’adresse ici-même mes sincères remerciements mais ils doivent savoir que l’Histoire ne retiendra que mon nom à moi et malheureusement pour eux, pas les leurs), j’ai réussi à connaître son nom. C’est déjà un bon début, n’est-ce pas ? Sans trop faire durer le suspense, si suspense il y a, ne glorifie-t-on pas continuellement le roi en l’appelant en arabe «sâhib Al-Jalala» ce qui donne en français: «l’ami d’Al Jalala» ?
Depuis plus de soixante ans, les rois qui se sont succédé sur le trône à Rabat ont exigé d’être glorifiés en langue arabe par l’invocation de cette personnalité. L’étonnant dans l’histoire c’est que personne n’a cherché à percer le mystère qui entoure celle-ci, ni à l’identifier. Pourtant les correspondants de presse marocains, les animateurs radio et télé, les notabilités civiles et militaires du makhzen, les chefferies de partis politiques et même les membres de la plèbe qui veulent se faire mousser ne cessent de signaler inconsciemment son existence à chaque fois qu’ils parlent du roi. Les rois donnent la ferme impression qu’ils tirent leur légitimité de l’intimité avec cette personnalité et ils tiennent absolument à affirmer cette proximité en toute occasion. Cherchent-ils ainsi à bénéficier de sa bienveillance, de son soutien ? Nul ne sait.
Après moult recherches et une débauche d’énergie, j’ai réussi à lever microscopiquement le voile d’immatérialité dont se couvre cette personnalité. En faisant appel à d’éminents linguistes et à des traducteurs de renommée mondiale (auxquels j’adresse ici-même mes sincères remerciements mais ils doivent savoir que l’Histoire ne retiendra que mon nom à moi et malheureusement pour eux, pas les leurs), j’ai réussi à connaître son nom. C’est déjà un bon début, n’est-ce pas ? Sans trop faire durer le suspense, si suspense il y a, ne glorifie-t-on pas continuellement le roi en l’appelant en arabe «sâhib Al-Jalala» ce qui donne en français: «l’ami d’Al Jalala» ?
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