Par Franck FAGNON
La valeur ajoutée locale représente 69% des exportations vers les trois premiers clients du Maroc
Cette évaluation permet une appréciation plus fine des échanges extérieurs
Mais, elle ne modifie en rien le déficit commercial qui a culminé à 19% du PIB.
![](https://www.leconomiste.com/sites/default/files/eco7/public/thumbnails/image/commence_exterieur_067.jpg)
Le calcul du solde commercial en termes de valeur ajoutée est une appréciation plus pertinente des échanges extérieurs et les impacts sur la croissance et l’emploi. Cela dit, cette méthode de calcul ne modifie en rien le déficit commercial.
Avec 206 milliards de DH de déficit commercial en 2018, le commerce extérieur reste l’une des faiblesses de l’économie. Le gap a établi un nouveau record l’année dernière. A côté de ces données traditionnelles, la Banque centrale livre une autre analyse du solde commercial en termes de valeur ajoutée.
Cela ne modifie en rien le déficit commercial, mais permet une appréciation plus pertinente des échanges extérieurs et les impacts sur la croissance et l’emploi. Cette nouvelle méthode de calcul a été mise en place par l’OCDE et l’OMC. Elle tient mieux compte des effets de la mondialisation et permet de mieux capturer les contributions intrinsèques des pays au commerce international.
Pour les secteurs vedettes comme l’automobile et l’aéronautique, il s’agira donc de comptabiliser la contribution effective des entreprises marocaines dans la fabrication des produits exportés. Comme pour la fabrication d’un Smartphone, les composants proviennent de différents pays.
Les premières estimations donnent une image un peu différente des transactions entre le Maroc et le reste du monde. En 2015 (année de référence), les exportations vers la France, l’Espagne et les Etats-Unis ont totalisé 11,6 milliards de dollars.
En excluant les produits importés qui ont été utilisés dans la fabrication des biens exportés vers ces trois pays, le montant global revient à 8 milliards de dollars. La valeur ajoutée locale dans les exportations vers la France représente 66% contre 59% vers l’Espagne. Par contre, la totalité des produits commercialisés aux Etats-Unis sont 100% marocains.
![](https://www.leconomiste.com/sites/default/files/eco7/public/thumbnails/image/balances_commerciales_067.jpg)
Dans le tableau assez sombre du commerce extérieur, quelques secteurs se distinguent dont l’Agriculture et le textile et habillement en affichant des soldes excédentaires. Ceux-ci se renforcent en termes de valeur ajoutée
Par ailleurs, si les exportations vers l’Espagne sont 2,5 fois plus élevées que celles qui prennent la route des Etats-Unis, la différence, sous l’angle de la valeur ajoutée, revient à 38%. Cela voudrait dire que les effets positifs des exportations vers ces deux pays pour l’économie ne sont pas très éloignés que ne laissent croire les statistiques telles qu’elles sont publiées aujourd’hui. Quant à la Chine, elle occupe le septième rang parmi les clients du Maroc, mais le cinquième suivant la valeur ajoutée.
Du côté des importations, sur les 7,2 milliards de dollars de biens achetés à la France, 5 milliards de dollars de marchandises ont une origine 100% française. Respectivement deuxième et troisième fournisseurs du Maroc, les positions de l’Espagne et des Etats-Unis changent lorsque le calcul tient uniquement compte de la valeur ajoutée. Les biens intermédiaires contenus dans les importations en provenance de l’Allemagne et du Royaume-Uni sont insignifiants.
Globalement, la Chine, les Etats-Unis et la France sont les premiers contributeurs au déficit commercial avec 6,1 milliards de dollars en 2015. En termes de valeur ajoutée, ce déficit s’est établi à 5,1 milliards de dollars.
Au niveau sectoriel, les industries manufacturières concentrent le gros du déficit commercial. Cela dit, le gap baisse de moitié en termes de valeur ajoutée selon les calculs de l’OCDE. En revanche, le décalage s’accroît pour les industries extractives et dans le secteur des services aux entreprises.
Dans ce tableau assez sombre du commerce extérieur, quelques secteurs se distinguent en affichant des soldes excédentaires. C’est le cas de la balance agricole dont le solde se renforce en termes de valeur ajoutée. La situation s’améliore également dans le textile et l’habillement.
La valeur ajoutée locale représente 69% des exportations vers les trois premiers clients du Maroc
Cette évaluation permet une appréciation plus fine des échanges extérieurs
Mais, elle ne modifie en rien le déficit commercial qui a culminé à 19% du PIB.
![](https://www.leconomiste.com/sites/default/files/eco7/public/thumbnails/image/commence_exterieur_067.jpg)
Le calcul du solde commercial en termes de valeur ajoutée est une appréciation plus pertinente des échanges extérieurs et les impacts sur la croissance et l’emploi. Cela dit, cette méthode de calcul ne modifie en rien le déficit commercial.
Avec 206 milliards de DH de déficit commercial en 2018, le commerce extérieur reste l’une des faiblesses de l’économie. Le gap a établi un nouveau record l’année dernière. A côté de ces données traditionnelles, la Banque centrale livre une autre analyse du solde commercial en termes de valeur ajoutée.
Cela ne modifie en rien le déficit commercial, mais permet une appréciation plus pertinente des échanges extérieurs et les impacts sur la croissance et l’emploi. Cette nouvelle méthode de calcul a été mise en place par l’OCDE et l’OMC. Elle tient mieux compte des effets de la mondialisation et permet de mieux capturer les contributions intrinsèques des pays au commerce international.
Pour les secteurs vedettes comme l’automobile et l’aéronautique, il s’agira donc de comptabiliser la contribution effective des entreprises marocaines dans la fabrication des produits exportés. Comme pour la fabrication d’un Smartphone, les composants proviennent de différents pays.
Les premières estimations donnent une image un peu différente des transactions entre le Maroc et le reste du monde. En 2015 (année de référence), les exportations vers la France, l’Espagne et les Etats-Unis ont totalisé 11,6 milliards de dollars.
En excluant les produits importés qui ont été utilisés dans la fabrication des biens exportés vers ces trois pays, le montant global revient à 8 milliards de dollars. La valeur ajoutée locale dans les exportations vers la France représente 66% contre 59% vers l’Espagne. Par contre, la totalité des produits commercialisés aux Etats-Unis sont 100% marocains.
![](https://www.leconomiste.com/sites/default/files/eco7/public/thumbnails/image/balances_commerciales_067.jpg)
Dans le tableau assez sombre du commerce extérieur, quelques secteurs se distinguent dont l’Agriculture et le textile et habillement en affichant des soldes excédentaires. Ceux-ci se renforcent en termes de valeur ajoutée
Par ailleurs, si les exportations vers l’Espagne sont 2,5 fois plus élevées que celles qui prennent la route des Etats-Unis, la différence, sous l’angle de la valeur ajoutée, revient à 38%. Cela voudrait dire que les effets positifs des exportations vers ces deux pays pour l’économie ne sont pas très éloignés que ne laissent croire les statistiques telles qu’elles sont publiées aujourd’hui. Quant à la Chine, elle occupe le septième rang parmi les clients du Maroc, mais le cinquième suivant la valeur ajoutée.
Du côté des importations, sur les 7,2 milliards de dollars de biens achetés à la France, 5 milliards de dollars de marchandises ont une origine 100% française. Respectivement deuxième et troisième fournisseurs du Maroc, les positions de l’Espagne et des Etats-Unis changent lorsque le calcul tient uniquement compte de la valeur ajoutée. Les biens intermédiaires contenus dans les importations en provenance de l’Allemagne et du Royaume-Uni sont insignifiants.
Globalement, la Chine, les Etats-Unis et la France sont les premiers contributeurs au déficit commercial avec 6,1 milliards de dollars en 2015. En termes de valeur ajoutée, ce déficit s’est établi à 5,1 milliards de dollars.
Au niveau sectoriel, les industries manufacturières concentrent le gros du déficit commercial. Cela dit, le gap baisse de moitié en termes de valeur ajoutée selon les calculs de l’OCDE. En revanche, le décalage s’accroît pour les industries extractives et dans le secteur des services aux entreprises.
Dans ce tableau assez sombre du commerce extérieur, quelques secteurs se distinguent en affichant des soldes excédentaires. C’est le cas de la balance agricole dont le solde se renforce en termes de valeur ajoutée. La situation s’améliore également dans le textile et l’habillement.
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