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La Banque d’Algérie se dit optimiste

dimanche 24 septembre 2006, par Bilal

Le dernier bulletin de la Banque d’Algérie fait état d’une hausse de 1000% des réserves de change du pays depuis 1992, et toujours selon la Banque centrale, elles devraient atteindre 100 milliards de dollars en 2007.

La Banque d’Algérie se dit optimiste

Les réserves de change sont passées de 4,40 milliards de dollars en 1999 à 56,18 milliards de dollars en 2005. Ces réserves représentaient durant la première période seulement 4,58 de mois d’importations. Elles correspondaient l’année dernière à 27,87 mois d’importations. Quant au solde de la balance des paiements, il est passé d’une situation de déficit en 1999 à une série de résultats positifs depuis 2000. Elles sont passées de - 2, 38 milliards de dollars en 1999 à 16, 94 milliards de dollars en 2005. Cette embellie financière de l’Algérie est due principalement à la flambée des prix du pétrole.

Aujourd’hui, elles s’élèvent à fin août à 68 milliards de dollars, en dépit de remboursements massifs de la dette par anticipation. D’ici à la fin de l’année, et au rythme actuel, elles progressent de 2 milliards de dollars par mois. Elles atteindrait ainsi plus de 76 milliards de dollars à fin 2006. L’an prochain, le FMI prévoit un baril à 75 dollars. Dans cette hypothèse, les réserves en devises de l’Algérie culmineraient à 100 milliards de dollars. Ce qui est énorme. Cela représente 4 ans d’importations. Ces dernières ont connu une hausse importante. Elles ont doublé en cinq ans. Les importations de marchandises s’élevaient à 9,48 milliards de dollars en 2001, à 12,01 milliards de dollars en 2002, à 13,32 milliards de dollars en 2003, 17,95 milliards de dollars en 2004 et 19,57 milliards de dollars en 2005.

À quoi servent les réserves de change ? Elles sont un indice de la santé financière et montrent la viabilité de la balance des paiements. Ce matelas de devises est placé pour le cas de l’Algérie dans des banques internationales classées “AAA” et en bons du trésor américain. Comme les taux d’intérêt sont en train de grimper aux États-Unis et en Europe, les revenus procurés par ces placements vont augmenter. Avec les 70 milliards de dollars, l’Algérie gagne par an au moins 2 milliards de dollars. Le produit de ces intérêts contribue aussi à l’augmentation des réserves de change. Si une partie de ce matelas a servi à réduire de façon significative la dette extérieure du pays la ramenant à 6 milliards de dollars, on enregistre en revanche une absence de transparence à la fois sur le montant des intérêts engrangé grâce au placement de ces fonds, mais aussi sur l’utilisation de cet argent du pétrole...

Synthèse de Billal, algerie-dz.com
D’après Liberté